Chaude soirée à l’UDC. Lors du caucus d’hier soir, réunissant l’ensemble des députés, chefs de groupe et assistants parlementaires, le président Soli Pardo a été sommé de s’expliquer. «Tout le monde lui a demandé des comptes et plusieurs d’entre nous ont réclamé sa démission», détaille Yves Nidegger.
Assumant la paternité du texte de la publicité, le président revendique son efficacité: «Une campagne, cela vise à faire débat. Si on ne peut plus traiter les criminels de racaille, où va-t-on? Quand le MCG traite les honnêtes travailleurs qui habitent de l’autre coté de la frontière de tous les noms personne ne dit rien.» Isolé et attaqué, Soli Pardo a refusé de démissionner. Face à cette absence de remise en cause, Olivier Wassmer a claqué la porte: «Je dépose ma lettre de démission demain. Je suis convaincu qu’il va y avoir une grande lessive.»
Reconnaissant que cette crise tombe très mal, Yves Nidegger confirme que «la confiance est rompue. Le problème ce n’est pas le parti, le problème c’est Soli Pardo.» Lors de l’assemblée générale de l’UDC agendée au 16 octobre, plusieurs députés entendent exiger que soit inscrite à l’ordre du jour la démission avant terme de la direction.