orchestre

Un orchestre genevois s’envole pour la Chine

Par LUCA SABBATINI le 20.08.2009 à 00:02

Les étudiants de la Haute Ecole de musique vont jouer les ambassadeurs.

Fin 2008, l’orchestre de la Haute Ecole de musique (HEM) genevoise devait s’envoler pour la Chine. Une sorte de consécration pour cette formation d’étudiants des classes professionnelles, qui se distingue régulièrement dans des concerts à Genève et ailleurs en Suisse. Mais la crise financière en avait alors décidé autrement, précipitant l’annulation de la tournée et générant une énorme déception chez les aspirants virtuoses. Huit mois plus tard, grâce à un heureux concours de circonstances, le rêve devient ­enfin réalité.

Ce week-end, l’orchestre met donc le cap sur l’Empire du Milieu. Dans une version allégée (45 musiciens au lieu d’une formation symphonique au grand complet), mais avec une mission importante: assurer la promotion de Genève lors du Festival international du tourisme de Shenyang.

Si les jeunes virtuoses de la HEM ont l’occasion de jouer ainsi les ambassadeurs pour leur premier voyage hors des frontières européennes, c’est à Genève Tourisme qu’ils le doivent. La Cité de Calvin est en effet l’hôte d’honneur du raout touristique de Shenyang. «Pour avoir plus d’impact, il nous fallait partir avec une délégation importante», souligne Natacha Lin-Meyer, responsable du marché chinois à Genève Tourisme.

Programme exigeant

Au menu des réjouissances, un défilé de chars aux couleurs de chaque ville invitée, et une série de rencontres entre hôteliers genevois et responsables du secteur touristique chinois. Quant aux prestations de l’orchestre de la HEM au stade olympique et au Grand Opéra de Shenyang, ils font figure de cerise artistique sur le gâteau promotionnel. «Les médias vont en parler, cela donne une excellente image de Genève», assure Natacha Lin-Meyer.

Les musiciens genevois auront deux autres occasions de montrer leur savoir-faire. D’abord à Pékin, dans la salle de concert de la Cité interdite, puis au Théâtre du peuple de Dalian. «Redonner le même programme quatre fois en huit jours, c’est un rythme idéal pour trouver une cohésion», estime le chef Antoine Marguier. «Pendant les répétitions, il faut composer avec des musiciens aux niveaux très différents. Certains jouent dans un orchestre pour la première fois. Mais dans le feu de l’action, tous se donnent à 120%.»

De l’énergie, il en faudra pour venir à bout de l’exigeant programme de cette escapade chinoise: Symphonie «classique» de Prokofiev, 2e Concerto pour piano de Saint-Saëns avec en soliste Mihai Grossu, lui aussi étudiant de la HEM, Quatre Episodes d’Ernest Bloch et Symphonie «italienne» de Mendelssohn. Un choix «qu’il a fallu défendre», révèle le maestro. «Les organisateurs chinois auraient préféré des morceaux faciles et légers. Or, pour avoir déjà tourné en Chine avec un autre ensemble, je sais que le public y est très ouvert et ­curieux. Je suis particulièrement fier de diriger l’œuvre de Bloch, un compositeur genevois trop oublié. Elle se termine sur une Dance chinoise!»

Clarinettiste à l’Orchestre de la Suisse romande et chef à ses (trop rares) heures perdues, ­Antoine Marguier entame, à 40?ans, un tournant dans sa carrière. «L’OSR m’a accordé un congé sabbatique. Je compte en profiter pour me consacrer à la direction, une passion que je nourris depuis dix ans. Pour moi, cette tournée en Chine représente le début d’une nouvelle vie.»

Sondage

Quatorze mille Vaudois vont se faire décrypter l'ADN. Et vous?




Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce