Lyon compte deux musées importants. L’un, au centre-ville, est celui des beaux-arts, normalement voué aux expressions anciennes. L’autre, au-delà du parc de la Tête d’Or, est le Musée d’art contemporain, ou MAC.
Le premier communique aujourd’hui son programme 2011-2012. Il comporte quatre grandes expositions. La première, selon une mode qui se répand, tourne autour d’un collectionneur. Il s’agit d’Antoine de Galbert (né en 1955) qui a fondé, près de la place de la Bastille à Paris, un lieu nommé La Maison-Rouge. Galbert se passionne autant pour la création actuelle que pour l’ethnographie. «Son indépendance d’esprit lui a permis de réunir une collection affranchie des normes de l’histoire de l’art». Le résultat se découvrira entre le 16 septembre et le 2 janvier 2012.
L’atelier d’Etienne-Martin
La seconde manifestation proposera «L’atelier d’Etienne-Martin». Très présent à Beaubourg comme au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, l’homme est mort en 1995 à 82?ans. C’est à Lyon qu’il a fait ses études à l’Ecole des beaux-arts, d’où cette proposition. Cet expérimentateur n’est jamais devenu une figure populaire. «Il laisse indifféremment coexister le figuratif et le non-figuratif, l’abstrait et le concret.» La présentation sera en partie simultanée avec la précédente, puisqu’elle sera ouverte du 22 octobre au 23 janvier.
Aux mêmes dates, les Lyonnais pourront voir un hommage à Marcel Michaud intitulé «Le poids du monde». Mort en 1958 à 60?ans, l’amateur d’art fit de sa galerie «Folklore» un lieu important pour l’art contemporain à Lyon. Il joua un rôle important auprès du groupe «Témoignages», dont Etienne-Martin faisait précisément partie. L’accrochage mettra en regard les œuvres données par sa fille au musée en 2008 avec les archives de la galerie.
Du côté d’Emile Guimet
Le XXe siècle ne régnera pas seul au Musée des beaux-arts, quitte à piétiner les plates-bandes du MAC. Du 30 mars au 2 juillet, l’institution offrira «L’Egypte antique d’Emile Guimet». On connaît le Guimet parisien et amateur d’arts d’Extrême-Orient. Mais le Lyonnais, né en 1836 et mort en 1918, s’est intéressé à d’autres cultures avant de fonder son premier musée en 1879. Parti visiter l’Egypte en 1865, il en reviendra les poches pleines. Il poursuivra ses acquisitions en ce domaine jusqu’à sa mort. Guimet finança aussi des fouilles à Antinoé, qui livrèrent une quantité fabuleuse de tissus coptes. L’exposition, doublée d’un important catalogue est prévue du 30 mars au 2 juillet 2012.
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