Il y avait Tom et Jerry. Sont ensuite venus Mick et Jerry. Le tardif mariage du roi de la pop music et du top-modèle a cependant fini par aller à vau l’eau, en dépit de plusieurs enfants. Non sans amertume, comme il se doit. A 54?ans, Jerry Hall a ainsi traité son vieil ex-époux de «prédateur sexuel». Tout ce qui passe, il faut qu’il y touche.
Jerry avait déjà vendu sa robe de mariée au plus offrant. Aujourd’hui, elle balance sa collection d’œuvres d’art. Une nouvelle très médiatique. Deux heures après la bonne nouvelle, la Toile frétillait déjà en tous sens. C’est Sotheby’s qui s’en chargera les 15 et 16 octobre à Londres. Inutile de dire que la multinationale, qui empoche généralement le 30% du prix aux acheteurs et le 20% aux vendeurs, compte en faire ses choux gras.
Poser jusqu’à l’accouchement
Mais que possédait (ou possède, on ne sait plus que dire) Mrs Hall? Des œuvres de Warhol, Frank Auerbach (très coté en Grande-Bretagne), Damien Hirst ou R.B Kitaj. Plus ses portraits, dont ceux par Ed Ruscha et Francesco Clemente.
La pièce vedette, le clou de la vacation devrait cependant se révéler «Eight Months Gone» de Lucian Freud. Il s’agit d’une effigie du mannequin nu, enceint (c’est masculin, le mot mannequin) de huit mois de son fils Gabriel. Bref. Il s’agit d’une œuvre tout à fait dans la veine du petit-fils de Sigmund Freud, qui aurait accepté de l’exécuter à l’issue d’un dîner en commun. Jerry aurait posé presque jusqu’à l’accouchement.
Un prix colossal
Quel prix fera le tableau? Impossible bien sûr de le deviner en avance. Cela dit, les mauvaises langues avaient murmuré à l’époque (c’était en 1997) que le portrait n’avait pas été gratuit. Mick aurait dû régler une petite facture de quatre millions de livres. Notez que cette affirmation tendancieuse n’est pas confirmée dans la toute récente autobiographie de Jerry, parue en 2010.