Organiser à Genève un congrès de papyrologie, c’est bien. Mais comment procède-t-on au juste? «Nous contactons nos membres», explique Paul Schubert. «Ce sont eux qui nous proposent des sujets de conférence.» Les intéressés envoient un résumé, six mois à l’avance. Le sujet se voit retenu, ou non. Il faut ensuite qu’il se voie développé en un temps raisonnable. Les interventions ne doivent pas excéder les vingt minutes, pour ne pas risquer d’excéder tout le monde.
Les thèmes proposés par des spécialistes aussi bien Japonais que Basques, Autrichiens ou Américains sont de tous genres. Il s’en trouve d’intérêt général. D’autres se révèlent particulièrement pointus. Il sera sans doute plus facile de saisir en quoi consistent «Les papyrus en arabe dans les collections espagnoles» ou les «Mariage et divorce dans la pratique légale de la basse Antiquité» que «Le champ sémantique du Ialeo-Ilalia dans les textes d’Herculanum».
En quatre langues
«Les auditeurs devront faire leurs choix», poursuit Paul Schubert. Pour cela, les exposés ont plus ou moins été regroupés par thèmes. Mais il y aura à chaque fois de la concurrence. Quatre salles d’Uni-Mail ont en effet été réquisitionnées pour l’occasion. Notons que le programme donne des résumés de chaque sujet. Du coup les gens savent un peu ce qui les attend.
«Nous avons quatre langues officielles.» Il s’agit du français, de l’anglais, de l’allemand et de l’italien. Les orateurs devront donc choisir l’une d’elles. «Nous travaillons à l’ancienne. Il n’y aura pas de traductions. Nous estimons normales pour chacun la connaissance de ces quatre langues de base.»
Où? Quand? Comment?
«26e Congrès international de papyrologie», Uni-Mail, Salles MR 080, MR 280, MR 060 et MR 070, du 16 au 21 août. Début le 16 à 14h. Les autres jours dès 10h30.