«Le prix de la Ville de Genève a bien failli aller à Matthias Piccard pour son «Jeanine», explique Roland Margueron à Papiers Gras. Seulement voilà! Comme dans un polar, il y a eu un retournement de dernière minute. Le plus ouvert des trois prix que la Ville de Genève octroie à la bande dessinée, dans la mesure où il se veut international, s’est v u décerné à Christian Cailleaux. «Voilà le principe qu’il faut conserver. Avec nous, pas d’ex aequo, comme dans les festivals de cinéma! Sur les trois nominés, il y en a un qui rit et deux qui pleurent.»
Christian Cailleaux devait donc se retrouver vendredi à 18?heures au Palais Eynard, où les récompenses étaient remises enrobées de discours. Seul pour son album. On sait en effet que le Français a commencé «Jeanine» avec son vieux complice Bernard Giraudeau comme scénariste. Ce dernier est mort aux deux tiers du parcours. «Il a donc terminé le récit. Visiblement, il y a pris goût. L’homme prépare aujourd’hui une suite. Histoire et dessins.»
Une lauréate de 20?ans
Autrement, deux autres récompenses étaient décernées ce vendredi. D’autres jurys ont tranché, en partant de présélections. Le Prix Töpffer, réservé aux Genevois, est attribué à Isabelle Plalong pour «Oui, mais il ne bat que pour vous». Notez que la dame se retrouvait deux fois en lice pour les albums locaux. Elle est en effet la co-auteure (ou la co-autrice?) de «Prédictions».
On parle en BD, comme pour tout aujourd’hui, de relève. Un troisième concours est donc réservé aux gens âgés d’entre 15 et 30?ans, «qui n’ont encore jamais rien publié.» Onze personnes présentaient cette année un projet. Trois étaient retenues au premier tour. C’est Tatiana Nazarova qui l’a emporté avec «Carpe Diem». La Russe était la plus jeune nominée. Elle a juste 20?ans.