Quand on veut bien jouer d’un instrument, autant qu’il soit bon. C’est en substance ce que s’était dit, il y a plus d’une dizaine d’années, Elisabeth Lalive. Et comme les paroles en l’air ne lui suffisaient pas, elle a décidé d’y engager son énergie ainsi que des fonds personnels.
En créant une fondation sous le patronyme familial, l’épouse de Maître Jean-Flavien Lalive s’est donc lancée, avec son soutien, dans une aventure aussi généreuse que stimulante: aider concrètement les jeunes élèves des conservatoires supérieurs de Romandie. Comment? En mettant à leur disposition des instruments à cordes de qualité pendant la période de leurs études supérieures, soit au maximum cinq ans.
La maladie ayant malheureusement emporté trop tôt l’initiatrice du projet, ses deux filles Catherine Karolyi et Elisabeth Citroën ont repris le flambeau, en compagnie de Johanna Hoerler, secrétaire générale du conseil.
Aujourd’hui riche d’une trentaine de violons, altos et violoncelles achetés avec ses fonds propres, la Fondation Lalive fonctionne sur un tournus qu’elle aimerait pouvoir développer encore pour satisfaire à la demande. Pour cela, évidemment, il faudrait augmenter les ressources. En argent, grâce à des dons. Ou en nature, à travers des legs d’instruments de qualité.
En offrant un concert ce soir dans la grande salle du conservatoire à 17?h?30, avec la participation de onze jeunes musiciens bénéficiaires de prêt, la Fondation se fera ainsi mieux connaître. Et apprécier…