Une enquête judiciaire ne peut être ouverte car les faits sont prescrits.
La plupart des "plaintes" viennent d'internats de tout le pays, a précisé mercredi à l'AFP Pieter Kohnen, un porte-parole de l'église. Elles ont été recueillies par la commission consultative épiscopale "Aide et Droit", créée en 1995 par l'église catholique néerlandaise pour venir en aide aux victimes d'abus sexuels commis par le clergé.
La conférence épiscopale néerlandaise et la conférence des instituts religieux néerlandais ont annoncé mardi l'ouverture prochaine d'une enquête "indépendante" sur des abus sexuels présumés commis par le clergé. L'enquête, dont la préparation a été confiée à l'ancien ministre de l'Education Wim Deetman, devrait commencer dans quatre à six semaines.
Aucune de ces "plaintes" ne peut mener à l'ouverture d'une enquête judiciaire car les faits sont prescrits, a expliqué à l'AFP Evert Boerstra, un porte-parole du parquet général néerlandais. Quand il s'agit d'abus sexuels pour lesquels plus de dix ans de prison peuvent être requis, la prescription est de 20 ans.
De premiers cas d'abus sexuels présumés commis par des membres de l'ordre des Salésiens de Don Bosco dans un internat de la région d'Arnhem dans les années 60, ont été rendus publics fin février.
Depuis fin janvier, les révélations se multiplient en Allemagne et en Autriche sur des cas d'abus sexuels et de maltraitance commis dans des institutions catholiques, dont le choeur des petits chanteurs de Ratisbonne, dirigé pendant 30 ans par Mgr Georg Ratzinger, frère du pape.